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Passage Choiseul (2)

19 avril 2019

Car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière (Genèse 3:19)

La hantise du photographe argentique, c’est les pétouilles, ces poussières sur le film, les passe-vues d’agrandisseur, ou la vitre du scanner, qui font des petites taches blanches sur l’image. Il faut bien reconnaître cet avantage au numérique : c’est un problème spécifique à la chaîne de l’image argentique.

D’une façon générale, je suis assez rigoureux pour n’avoir que très peu de poussières sur mes négatifs et donc pas trop (mais inévitablement toujours un peu) sur les scans.

C’est pas grave et fait partie du jeu : sur un tirage, on repique au pinceau très fin, c’est un travail minutieux plutôt agréable même pour moi qui suis plutôt brouillon et pas patient.

En retouches d’images avec l’ordinateur c’est l’outil tampon qu’on utilise, mais « tamponner » ça me semble un peu bizarre dans le contexte, alors je préfère dire plutôt « dépétouiller ».

Généralement sur mes scans je m’en tire à moins d’une dizaine de pétouilles à traiter et ça va vite. Pour certaines images, c’est plus long. C’est le cas de certains films qui ont pris des poussières en séchant, et puis aussi de certaines photos où le film est propre, le scan aussi, mais qu’il y a dans le motif même, des points blancs qui pourraient passer pour des pétouilles sur l’image, et qui n’en sont pourtant pas. Ceux-là, généralement je les supprime, de peur qu’on croie que je laisse des pétouilles sur mes photos.

Et puis des photos comme celles-ci, où ces fausses pétouilles sont tellement nombreuses, que l’on comprend bien que ce ne sont pas des pétouilles, donc évidemment on les laisse, et du coup on peut laisser parmi elles de vraies pétouilles difficiles à distinguer des fausses, et qui passent du coup pour de fausses pétouilles alors que c’en sont bien des vraies.

Si vous n’avez pas compris c’est pas très grave, c’est que j’ai sans doute mal expliqué, l’essentiel c’est que je me comprenne moi.

Passage Choiseul
Paris, 2008